Ça va, ça vient… C’est ce que dit Monique Tello quand elle parle de son travail. Il est vrai que ses toiles, apparemment en surface, nous promènent d’un coin à l’autre de la toile, puis les couches successives nous emportent dans les profondeurs, dans un va-et-vient infini.
Pour cette nouvelle exposition, plus de feuilles de figuier, plus de fatsias, mais des croix et des chrysanthèmes. Les toiles flottent librement, et ces motifs que l’usage apparente au macabre se multiplient et se superposent dans des glacis transparents et lumineux de verts et de bleus. Elle joue avec les angles, les croisements, les ouvertures. On retrouve la même énergie et la grande liberté dans les gestes de l’artiste que dans les toiles où le motif végétal était omniprésent.
Depuis quelques années, une balayeuse des neiges, largement inspirée de la culture japonaise, s’était introduite dans l’atelier et était un réel sujet de recherche. La trame y fait depuis peu une apparition, modifiant le fond, la forme.
L’artiste, curieusement, parvient à établir un dialogue entre ces deux sujets issus de son dernier travail d’atelier.



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